• POÈME

    IL MEURT LENTEMENT

    Il meurt lentement

    celui qui ne voyage pas,

    celui qui ne lit pas,

    celui qui n'écoute pas de musique,

    celui qui ne sait pas trouver

    grâce à ses yeux.

    Il meurt lentement

    celui qui détruit son amour-propre,

    celui qui ne se laisse jamais aider.

    Il meurt lentement

    celui qui devient esclave de l'habitude

    refaisant tous les jours les mêmes chemins,

    celui qui ne change jamais de repère,

    Ne risque jamais à changer la couleur

    de ses vêtements

    Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

    Il meurt lentement

    celui qui évite la passion

    et son tourbillon d'émotions

    celles qui redonnent la lumière dans les yeux

    et réparent les coeurs blessés.

    Il meurt lentement

    celui qui ne change pas de cap

    lorsqu'il est malheureux

    au travail ou en amour,

    celui qui ne prend pas de risques

    pour réaliser ses rêves,

    celui qui, pas une seule fois de sa Vie,

    n'a fui les conseils sensés.

    Vis maintenant!

    Risque-toi aujourd'hui!

    Agis tout de suite!

    Ne te laisse pas mourir lentement!

    Ne te prive pas d'être Heureux!

    Traduction d'un texte de Pablo Neruda

    Prix Nobel de Littérature 1971 


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  • La leçon du papillon



    Un jour, apparut un petit trou dans un cocon;

    un homme, qui passait à tout hasard,

     s’arrêta de longues heures à observer le papillon,

     qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

     

    Après un long moment....

    ...

     c’était comme si le papillon avait abandonné,

     et le trou demeurait toujours aussi petit.
    On dirait que le papillon

    avait fait tout ce qu’il pouvait,

     et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.

    Alors l’homme décida d’aider le papillon:

     il prit un canif et ouvrit le coccon.

     Le papillon sortit aussitôt.

     Mais son corps était maigre et engourdi;

     ses ailes étaient peu développées

     et bougaient à peine.

    L’homme continua à observer,

     pensant que, d’un moment à l’autre,

     les ailes du papillon s’ouvriraient

    et seraient capables de

     supporter le corps du papillon

     pour qu’il prenne son envol.

    Il n’en fut rien!

    Le papillon passa le reste de son existence

    à se traîner par terre

     avec son maigre corps

     et ses ailes rabougries.

     Jamais il ne put voler.

    Ce que l’homme,

     avec son geste de gentillesse

    et son intention d’aider,

     ne comprenait pas,

     c’est que le passage par le trou étroit du coccon

     était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse

     transmettre le liquide de son corps

     à ses ailes de manière à pouvoir voler.

    C’était le moule à travers

     lequel la vie le faisait passer

    pour grandir et se développer.

    Parfois,

     l’effort est exactement

    ce dont nous avons besoin dans notre vie.

    Si l’on nous permettait de vivre notre vie

    sans rencontrer d’obstacles,

    nous serions limités.

     Nous ne pourrions pas être aussi forts

     que nous le sommes.

     Nous ne pourrions jamais voler

    .






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  • LAISSER ENTRER LA NOUVEAUTÉ

    C'est la souplesse d'esprit

    qui nourrit la falculté de changer de perspective,

    de «varier les angles».

    Le suprême avantage de cette souplesse d'esprit,

     c'est qu'elle permet d'embrasser toute l'existence

    -de se montrer pleinement humain,

    d'être pleinement en Vie-.

     

    Savoir être à la fois sensible à la totalité d'un paysage et au plus petit détail; possèder la capacité d'englober toutes les facettes, tout le spectre de la Vie...chacun peut développer cette souplesse d'esprit. Elle repose directement, tout au moins en partie, sur les efforts que nous accomplissons pour élargir notre vision des choses en esseyant d'y intégrer de nouveaux points de vue. Le résultat final, c'est la conscience simultanée du tableau d'ensemble et de notre situation personnelle.

     Cette attitude duale, cette vision concomitante du «Vaste Monde» et de notre « Petit Univers», fonctionne comme une gare de triage: elle nous aide à distinguer ce qui est important dans la vie de ce qui ne l'est pas.

    extrait du livre

    Sa Sainteté LE DALAÏ-LAMA

    et HOWART CUTLER

    L'art du bonheur


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